Communication romande

Le réseau social des métiers de la communication en Suisse romande

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Röstigraben

Le groupe de Communication romande dédié aux différences interculturelles helvétiques.

Site Web : http://fr.wikipedia.org/wiki/Röstigraben
Membres : 13
Activité la plus récente : 27 Nov.

L'immigration allemande freine un peu l'usage du Schwyzertütsch

Selon Anne fournier, auteur de l'article "Hochdeutsch contre dialecte" publié aujourd'hui dans le Temps, l'arrivée importante de travailleurs allemands fait jaser. Elle s'interroge sur ce phénomène et donne la parole à diverses personnes concernées par ce mélange interculturel.

L'article contient également une interview d'Helen Christen, professeure de germanistique de l'université de Fribourg dont l'équipe a cherché à savoir dans quelles constellations les alémaniques parlent le dialecte ou l'allemand.

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Mathieu Janin

La Romandie en retard de bilinguisme? 3 Réponses 

Commencé par Mathieu Janin. Dernière réponse par Eric Voser 25 Sept..

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Mathieu Janin Commentaire par Mathieu Janin le 27 Octobre 2009 à 19 51
Séminaire intensif "Comment mieux communiquer en Suisse romande". Ce séminaire est destiné aux entreprises alémaniques désireuses de mieux franchir la barrière de Rösti.

Infos supplémentaires: http://communicationromande.ning.com/events/intensivseminar-besser
Mathieu Janin Commentaire par Mathieu Janin le 24 Septembre 2009 à 14 37
dossier de l'Hebdo concernant le bilinguisme et le retard vaudois en la matière: http://www.hebdo.ch/Edition/2009-39/Mieux_Comprendre/bilinguisme/index.htm
Eva Mikulski Commentaire par Eva Mikulski le 19 Décembre 2008 à 10 01
J'ai envie de partager avec vous cette analyse du paysage politique en Suisse en regard de l'Europe : version intégrale de l'article sur swissinfo.org

Comme vous le constaterez à sa lecture, l'auteur de cette analyse, Roger de Weck, journaliste Suisse, écrit régulièrement pour des journaux allemands, suisses et français.
Eva Mikulski Commentaire par Eva Mikulski le 6 Décembre 2008 à 13 08
Mathieu, j'approuve entièrement votre raisonnement et admire le travail que vous avez fourni pour apprendre les langues suisses afin de rester en contact avec vos collègues de tous les cantons.

Donc, la communication de proximité élargie à toute la Suisse est une exigence incontournable à celui qui veut se faire entendre sans se heurter aux barrières linguistiques.

Mais d'un autre côté, si la Suisse n'est pas membre de l'EU, elle est néanmoins un pays dans le Monde qui, lui a la tendance de communiquer... en anglais. Ne risquons-nous pas de nous isoler du reste du Monde, si l'on refuse de communiquer en anglais - aussi et non pas exclusivement ?

J'ajouterais donc la troisième alternative : sur le plan individuel, apprendre le mieux possible le plus de langues usitées dans le domaine de l'activité de prédilection.

Dès lors, il n'y aura plus de choix à faire sur le plan institutionnel car tout le monde pourrait commuter une langue vers une autre.
Mathieu Janin Commentaire par Mathieu Janin le 6 Décembre 2008 à 12 42
Je partage l'avis d'Eric. La culture suisse-alémanique existe et les romands doivent l'accepter même si cela nous demande pratiquement l'apprentissage d'une langue supplémentaire (bon allemand et suisse-allemand) pour pouvoir bien communiquer avec nos voisins d'Outre-Sarine.

Beaucoup de romands regrettent cette propension alémanique à se différencier de son grand voisin allemand. Nous apprenons une langue à l'école qui ne nous permet pas réellement de converser avec eux mais cette langue est uniquement orale et nécessite l'apprentissage du bon allemand pour communiquer par écrit.

Personnellement j'ai fait le pas et ai passé la moitié de ma vie Outre-Sarine. Mais je fais bien souvent figure d'exception.

Pour moi, la pratique fédérale de l'anglais est la solution de facilité. Peu de Suisses maîtrisent réellement cette langue. Vaut-il mieux que deux Helvètes s'expriment chacun dans leurs langues maternelles respectives tout en comprenant leur vis-à-vis plutôt que tous deux baragouinent plus ou moins bien la langue de Shakespeare et perdent du sens tant à l'émission qu'à la réception des messages? Personnellement je préfère la première solution.
Eva Mikulski Commentaire par Eva Mikulski le 6 Décembre 2008 à 9 37
I like votre Kommentar :-)

Je pense qu'une langue est avant tout une culture qu'elle soit "culturelle, économique ou politique". Je m'explique : une idée, une opinion ou tout autre fait économique, de société ou politique ne peut être bien transmis que dans la langue de celui qui en est auteur.

Dans d'autres circonstances, il y a des langues de "prédilection", de telle sorte que l'anglais convient bien aux scientifiques, le français aux diplomates, l'italien aux artistes, le polonais aux révolutionnaires...

J'ai des connaissances scolaires de l'allemand. Ce que j'entrevois dans cette langue, c'est le fait qu'elle apprend la patience : il faut attendre jusqu'à la fin de la phrase pour comprendre son sens :-) Mais je ne connais pas assez bien le suisse-allemand pour m'exprimer en détails sur cette langue qui - contrairement à ce que l'on dit - je trouve belle dans son genre. J'ai des amis Suisses allemands. Lorsque je suis invitée à Oberentfelden où habite mon amie Evelyne, j'adore l'entendre parler son dialecte. Quand nous passons du temps chez moi, nous communiquons en français qu'elle se plaît à utiliser malgré 18 ans d'absence en Suisse romande ! Alors, je me dis que, pour enrichir notre relation, c'est moi qui devrait faire l'effort et j'ai me fais la promesse de travailler davantage mon allemand. Il n'y a pas que un suisse-allemand ni, selon ce que vous confirmez Eric, que une seule langue allemande.

Comme je l'ai donc évoqué plus haut, le choix de langue de communication va avec tout le reste. Imposer ne servira à rien d'autre qu'à renforcer les frontières (sic). Pour mieux comprendre l'Autre, si l'on veut communiquer sur la même longueur d'ondes, chacun doit faire un pas...

Je pense que la Suisse est un pays censé qui n'a jamais imposé qu'une seule langue officielle. De ce fait, la richesse de chaque "personnalité linguistique" a des chances d'être prise en compte. Si nous avons donc quelque chose à dire, exprimons-le sans complexes.
Eric Voser Commentaire par Eric Voser le 6 Décembre 2008 à 7 58
Ma famille est allemande (Bad Würtemberg) et je suis toujours frappé de constaté que l'Allemagne est également divisée linguistement et que la Suisse est linguistiquement aussi en quelque sorte un "Länder" allemand. J'emploie dans mon entreprise de Zürich un Allemand de Hambourg et notre agence partenaire est bavaroise je constate que les difficultés de communication entre ces dialectes est presque aussi extrême que le suisse allemand comparé au dialecte du Bad Würtemberg ou vit une partie de ma famille. Pour conclure je pense que le suisse allemand n'est pas une curiosité, mais bien une culture. Alors je pose la question: par quel "allemand" le Schwitzerdütsch devrait être remplacé? un mélange de bavarois avec des intonations de Nord Westfalen, tout en restant très berlinois...
Eva Mikulski Commentaire par Eva Mikulski le 5 Décembre 2008 à 23 44
Le multilinguisme suisse, un avantage compétitif soutien Simon Bradley sur le site swissinfo.ch (adresse url de l'article).

J'ai l'impression que nous pourrions y trouver certaines pistes pour amorcer notre débat sur ce forum.

D'avance merci de votre participation.
 

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