Le nombre définitif de personnes licenciées sera bientôt connu
Cette semaine s’annonce cruciale pour
Edipresse Suisse et ses 1100 employés. Ceux-ci sauront en effet ces prochains jours s’ils sont touchés par les mesures de restructuration décidées par l’éditeur (actionnaire à 44,7% du Temps). Combien seront-ils au final? Le 9 octobre, le groupe basé à Lausanne avait avancé le chiffre de 100 postes en équivalents plein-temps à supprimer. Or il pourrait être revu à la baisse. «Ce lundi midi se fermait, pour une grande partie des employés, le guichet de départs volontaires, qui avait pour but de lister ceux qui souhaitent quitter d’eux-mêmes l’entreprise, explique Serge Reymond, directeur d’Edipresse Suisse. Nous allons désormais examiner ces demandes de départ volontaire et voir dans quelle mesure elles pourront faire baisser le nombre de départs forcés.»
Lundi midi marquait aussi l’expiration de l’ultimatum fixé par le syndicat Comedia pour qu’Edipresse améliore son plan social. «Nous demandions un mois supplémentaire de salaire par personne à charge, plus un à deux mois selon les cas, explique Bernard Remion, secrétaire régional de Comedia. Or Edipresse n’a jamais accepté d’entamer de réelles négociations.» Des arguments que Serge Reymond ne reçoit pas. «J’étais stupéfait par cet ultimatum, car nous avons agi dans les règles. Le plan social, approuvé par la coordination des rédactions, est mieux doté que ce que nous pensions offrir au départ. De plus, nous avons approuvé l’idée d’un guichet de départs, malgré notre scepticisme. Or nous avons retenu cette très bonne proposition des syndicats.» (Le Temps/Anouch Seydtaghia)
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